Oups, mes cheveux tombent quand je passe ma main !
|
|
Temps de lecture 10 min
|
|
Temps de lecture 10 min
Tu es tranquillement devant ta série, tu passes machinalement la main dans tes cheveux… et te voilà avec trois, cinq, parfois dix cheveux entre les doigts. Le réflexe est presque toujours le même : tu recommences pour vérifier, tu vas inspecter ta brosse d’un œil suspicieux, et tu finis sur Google à taper “cheveux qui tombent quand je passe ma main”. Si tu es ici, c’est probablement ce qui vient de se passer. Bonne nouvelle : dans l’immense majorité des cas, ce que tu observes est parfaitement normal. On t’explique pourquoi, et surtout comment faire la différence entre une chute banale et un signal à prendre au sérieux.
SOMMAIRE
Les chiffres à garder en tête
50 à 100
Par jour
C'est la perte quotidienne normale. Tu peux en retrouver cinq dans ta main sans que rien ne cloche.
10 à 15 %
En phase télogène
La part de ta chevelure au repos, prête à tomber. Ces cheveux là ne tiennent plus qu'à un fil.
+ 30 %
À l'automne
La hausse observée entre septembre et novembre. Spectaculaire dans la douche, sans gravité.
3 mois
Le vrai seuil
Au delà de trois mois de chute marquée, ou si ta raie s'élargit, prends rendez-vous chez un dermatologue.
Une chute saisonnière dure rarement plus de six à huit semaines. Ce qui compte, ce n'est pas le nombre de cheveux dans ta main, mais de savoir si de nouveaux cheveux poussent derrière.
Avant de t’imaginer dégarnie, respire : on perd tous entre 50 à 100 cheveux par jour, et c’est un phénomène tout à fait naturel. C’est le cycle de vie naturel du cheveu qui veut ça : il est programmé pour tomber.
Chaque cheveu passe par trois phases : une phase de croissance (anagène) qui dure plusieurs années, une courte phase de transition (catagène), puis une phase de repos (télogène) au terme de laquelle le cheveu tombe… pour laisser place à un nouveau.
Concrètement, environ 10 à 15% de ta chevelure est en phase télogène. Ces cheveux-là ne tiennent plus qu’à un fil, littéralement. Le moindre passage de main, un coup de brosse, un shampoing, et ils se détachent. Ce ne sont pas des cheveux que tu “arraches” : ce sont des cheveux qui étaient déjà en fin de vie et qui attendaient simplement une occasion de partir.
Les causes les plus fréquentes
01
La chute saisonnière
Beaucoup de cheveux entrent en phase de repos en même temps, souvent après l'été. Ils tombent trois mois plus tard, d'où le pic d'automne dans la douche.
02
Le stress et la fatigue
Un choc, une opération, un régime trop strict basculent une partie des cheveux en repos anticipé. Le décalage explique pourquoi tu vois la chute bien après l'événement.
03
Les variations hormonales
Post accouchement, arrêt de pilule, préménopause : la chevelure se réorganise. C'est fréquent, mais une chute qui s'installe ou une raie qui s'élargit se vérifie chez un médecin.
04
La casse déguisée en chute
Le cas le plus courant en salon. Les cheveux dans ta main n'ont pas de bulbe : ils se sont cassés sur la longueur, à cause du brossage à sec, du fer trop chaud ou d'une fibre poreuse.
Si quand tu passes la main dans tes cheveux, tu as l’impression d’en perdre plus que d’habitude, plusieurs raisons peuvent l’expliquer.
Deux fois par an, au printemps et surtout à l’automne, la chute de cheveux s’accélère naturellement. C’est un héritage de nos cycles biologiques : la lumière de l’été stimule la pousse, et quelques mois plus tard, ces cheveux arrivent en fin de cycle tous en même temps. Résultat : entre septembre et novembre, tu peux perdre jusqu’à 30% de cheveux en plus qu’en temps normal. C’est spectaculaire dans la douche et sur la brosse, mais c’est temporaire, elle dure rarement plus de six à huit semaines.
Quand tu sais que la chute saisonnière va arriver, tu peux anticiper le phénomène. Et pour t’aider, on a écrit un article spécifique.
Un déménagement, une période intense au travail, un choc émotionnel… Le corps encaisse, et les cheveux en payent le prix fort, souvent avec un décalage. C’est ce qu’on appelle l’effluvium télogène : un événement stressant fait basculer prématurément un grand nombre de cheveux en phase de repos et la chute survient deux à trois mois plus tard. C’est souvent ce décalage qui déroute : tu vas mieux et c’est précisément à ce moment-là que tes cheveux tombent.
Post-partum, arrêt ou changement de contraception, périménopause, dérèglement thyroïdien : les hormones sont les chefs d’orchestre du cycle capillaire. La chute post-partum, par exemple, touche une grande majorité des jeunes mamans entre deux et quatre mois après l’accouchement, elle est impressionnante mais transitoire.
Le cheveu est un grand consommateur de nutriments : fer, zinc, vitamines B, vitamine D, protéines. Un régime restrictif, une alimentation déséquilibrée ou une carence en fer (très fréquente chez la femme) peuvent affaiblir la pousse et accentuer la chute.
Élastiques trop serrés portés tous les jours, brossages agressifs sur cheveux mouillés, chaleur excessive du lisseur ou du sèche-cheveux collé aux racines, décolorations à répétition sans soin derrière… Ces gestes ne créent pas une chute à la racine, mais ils fragilisent la fibre et cassent le cheveu, ce qui amplifie l’impression de perte.
Ce bulbe signale un cheveu arrivé naturellement en fin de cycle. Il serait tombé de toute façon : c'est normal.
Là, ce n'est pas une chute à la racine mais de la casse : ta fibre est fragilisée et se rompt sur la longueur.
Avant de t’alarmer, prends quelques repères simples. Regarde le cheveu tombé : s’il possède une petite “boule” blanche à son extrémité (le bulbe), c’est un cheveu arrivé naturellement en fin de cycle, ce qui est normal ! S’il est cassé net, sans bulbe, c’est plutôt un problème de casse et de fragilité de la fibre.
Observe aussi la durée et la localisation. Une chute diffuse, homogène qui dure quelques semaines : c’est très probablement une réaction saisonnière ou réactionnelle. Une chute qui se concentre sur certaines zones (golfes, sommet du crâne, raie qui s’élargit) qui dure plus de trois mois ou qui s’accompagne d’une perte de densité visible : là, il est temps de consulter un dermatologue, qui pourra prescrire un bilan sanguin et poser un vrai diagnostic.
Repères
Perdre des cheveux tous les jours fait partie du cycle normal. Ce qui compte, ce n'est pas le nombre isolé, mais la durée et le contexte.
Chute normale
Les cheveux ont une petite boule claire au bout : c'est un bulbe, le cycle a fait son travail.
La densité reste stable, la raie n'a pas changé de largeur.
Tu en vois plus le jour du shampooing, c'est logique : deux ou trois jours s'accumulent.
Un épisode saisonnier de 6 à 8 semaines, puis ça se calme tout seul.
À surveiller
La raie s'élargit, la queue de cheval a visiblement perdu du volume.
Des zones dégarnies apparaissent, surtout sur les golfes ou le sommet.
Le cuir chevelu démange, tire, rougit ou desquame.
La chute arrive après un régime strict, une grosse fatigue ou un traitement.
Choisis ta base de départ, celle que tu as vraiment aujourd'hui, pas celle de ton dernier rendez-vous. Si tu ne sais pas la situer, notre guide de la colorimétrie détaille l'échelle des hauteurs de ton, de 1 noir à 10 blond platine.
Un shampoing adapté, appliqué sur le cuir chevelu du bout des doigts (jamais avec les ongles), un démêlage qui part des pointes en remontant vers les racines. Et on oublie la serviette qu'on frotte énergiquement : place à la microfibre.
Deux à trois minutes par jour, du bout des doigts ou avec une brosse massante, en mouvements circulaires. Ce geste stimule la microcirculation et oxygène mieux le bulbe. Le petit plus : c'est un excellent anti-stress. Deux bénéfices pour le prix d'un.
Protéines à chaque repas, légumineuses, œufs, poisson gras, oléagineux : ta chevelure se construit dans ta cuisine autant que dans ta salle de bain. Pas de pression pour autant : l'idée n'est pas de tout contrôler, juste d'en avoir conscience. Les petits plaisirs restent permis.
Au salon, on recommande souvent une cure de trois mois au moment des chutes saisonnières : un traitement qui stimule la microcirculation du cuir chevelu et renforce le cheveu dès la racine. Sur une chute réactionnelle, la différence est réelle.
Brosse massante
Tokio Inkarami
La brosse massante qui transforme ton shampoing en soin. Ses picots souples décollent les impuretés et stimulent la microcirculation du cuir chevelu.
Le geste : sous la douche, en massage circulaire.
Brosse massante
Cut by Fred
Une brosse stimulante à picots souples pour masser le cuir chevelu, bien répartir le shampoing et activer la circulation à la racine.
Le geste : sur cheveux mouillés, pendant le shampoing.
Brosse massante
Aime
La brosse massante pour un vrai rituel head spa maison : elle nettoie en profondeur et réveille le bulbe du bout des picots.
Le geste : 2 à 3 min de massage, à sec ou sous la douche.
Voici quelques-uns de nos soins favoris pour accompagner une chute de cheveux et relancer la croissance.
Le traitement · Chute réactionnelle
Triphasic Reactional
Le traitement expert contre la chute soudaine. C'est le fav' de la team pour les chutes réactionnelles dont on parle dans cet article.
Idéal pour : une chute soudaine, saisonnière, post-partum ou liée au stress.
Le traitement · Chute progressive
Triphasic Progressive
Son équivalent pour la chute progressive, d'origine hormonale ou héréditaire, qui s'installe dans la durée.
Idéal pour : une chute progressive, hormonale ou héréditaire.
Le rituel · Pré-shampoing
Complexe 5 Head Spa
Le concentré stimulant activateur de pousse, idéal pour accompagner ton rituel de massage du cuir chevelu. Un vrai moment head spa à la maison.
Le geste : en massage sur cuir chevelu, avant le shampoing.
Le shampoing · Au quotidien
Shampoing Triphasic Longévité
Le shampoing fortifiant à intégrer à ta routine en complément du traitement, pour laver tout en freinant la chute.
Pour qui : tout le monde, en complément du traitement, à chaque lavage.
De l'intérieur · Compléments
Triphasic Caps Antichute
Les compléments alimentaires qui agissent de l'intérieur pour freiner la chute et relancer la croissance.
En cure : 3 mois, en parallèle des soins.
Et si tu veux une routine complète clé en main, la Routine Chute de cheveux réunit l'essentiel pour des cheveux plus forts qui poussent plus vite.
Entre 50 à 100 cheveux par jour, c’est parfaitement physiologique. Ce chiffre peut monter temporairement à 150 pendant les chutes saisonnières, notamment au printemps et à l’automne.
En général quatre à huit semaines. Au-delà de trois mois de chute marquée, mieux vaut consulter un dermatologue pour écarter une cause sous-jacente (carence, dérèglement hormonal, etc.).
Non. Le shampoing ne fait tomber que les cheveux déjà en fin de cycle, qui seraient partis de toute façon. Espacer les shampoings ne réduit pas la chute, elle se reporte simplement sur le lavage suivant, d'où l'impression d'en perdre plus d'un coup.
Un soin anti-chute ne fera pas de miracle sur une alopécie d'origine médicale, mais sur une chute réactionnelle ou saisonnière, une cure de trois mois avec un traitement qui stimule la microcirculation (comme le Triphasic Reactional de René Furterer) aide réellement à freiner la chute et à accompagner la repousse.
Si la chute dure plus de trois mois, si elle se localise sur des zones précises, si ta raie s'élargit ou si tu vois ton cuir chevelu apparaître, prends rendez-vous. Un bilan sanguin permet souvent d'identifier une carence ou un déséquilibre facile à corriger.
Tu observes des cheveux dans ta main quand tu la passes dans ta chevelure : c’est le signe que ton cycle capillaire fonctionne ! Une chute plus marquée à l’automne, après une grosse période de stress ou un chamboulement hormonal, c’est courant et presque toujours réversible. Le vrai signal d’alerte, c’est la durée (plus de trois mois) et la perte de densité visible. Dans ce cas, on conseille de consulter un dermatologue. Pour tout le reste, une routine douce, une bonne assiette et un coup de pouce ciblé suffisent généralement à retrouver une chevelure sereine. Et si tu as un doute, passe nous voir au salon : un œil professionnel sur ton cuir chevelu, c’est le meilleur des diagnostics de première intention.