Alopécie féminine - La Tresse

Alopécie féminine : soutenons l’association La Tresse le 8 mars !

Écrit par : Adèle Berroche

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Temps de lecture 9 min

L’alopécie féminine touche bien plus que les cheveux. En ce 8 mars, soutenons l’association La Tresse, accompagnons les femmes touchées et rendons visible leur réalité.

Cette année, pour la Journée internationale des droits des femmes, on avait envie de proposer quelque chose de différent : plus concret, aligné avec nos valeurs et nos engagements. Agir pour les femmes, celles qui souffrent parfois en silence et n’osent plus pousser la porte de nos salons de coiffure. 


Ce qui peut ruiner leur confiance, c’est l’alopécie : une perte totale ou partielle de la chevelure et/ou des poils. Mais ce qui leur redonne espoir, leur offre un espace où se déposer et s’entraider, c’est La Tresse : une association qui accompagne, informe et met en lumière une réalité encore taboue.


En ce jour du 8 mars, chaque commande passée sur notre e‑shop se transforme en un geste concret : 1€ sera reversé à La Tresse. Un euro peut sembler symbolique, mais multiplié, il devient un message fort de solidarité et d’espoir.


À travers cette initiative, l’objectif est double : soutenir une association engagée sur le terrain et contribuer à mieux informer sur l’alopécie féminine. Comprendre est la première étape pour faire évoluer les regards.

La Tresse
Village de La Tresse, Lyon 2024.

L’ALOPÉCIE FÉMININE : UNE RÉALITÉ ENCORE TROP SILENCIEUSE

L’alopécie est une perte anormale de cheveux et de poils. S’il est naturel de perdre 50 à 100 cheveux par jour, on parle d’alopécie quand la chute dépasse 100 cheveux par jour.


Elle se manifeste sous différents aspects : en plaques ou diffuse, cicatricielle (le follicule pileux est détruit) ou non cicatricielle, passagère ou chronique... 


Le terme alopécie vient du grec “alopex”, qui signifie “renard”. Il fait référence à la mue que le renard subit à chaque printemps : le renouvellement de son pelage. 


Il existe plusieurs formes d’alopécie. En voici les principales :

Alopécie androgénétique

C’est certainement celle que tu connais le plus. Elle est communément appelée AAG, et touche environ 1 femme sur 4. Elle se caractérise par une raréfaction de la chevelure qui donne un aspect clairsemé, notamment au niveau de la raie centrale ou du vertex, la zone sur le haut et l’arrière de la tête. Elle est due à une sensibilité des follicules pileux aux hormones androgènes (issues de la testostérone) qui, par leur action, vont accélérer le cycle de vie des cheveux et les épuiser prématurément.


Chez la femme, l’alopécie androgénétique peut être couplée au syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) car toutes les deux sont hormonodépendantes, mais ce n’est pas systématique.

Pelade

Cette alopécie peut se manifester sous différentes formes :

  • la pelade en plaques,

  • la pelade décalvante (tout le cuir chevelu est atteint),

  • la pelade universelle (tout le système pileux est touché).


Il s’agit d’une pathologie auto-immune : le système immunitaire attaque les follicules pileux comme s’ils étaient un élément pathogène du corps (virus, microbe…). La pelade évolue par poussées et elle est le plus souvent réversible.

Alopécie de traction (alopécie du chignon)

Elle se manifeste par une perte de cheveux progressive due à des habitudes de coiffage qui endommagent les racines de manière répétitive et prolongée.


Elle touche principalement la zone frontale, les tempes, la zone autour des oreilles et, dans les cas les plus sévères, l’ensemble du cuir chevelu. D’abord, on remarque une inflammation du cuir chevelu, de légères irritations et une petite chute de cheveux. Mais si rien n’est fait pour corriger le problème, la traction peut provoquer une alopécie définitive, car les bulbes capillaires finissent par être irrémédiablement détruits.


L’alopécie de traction est assez courante chez les femmes aux cheveux crépus (mais également chez les cheveux caucasiens dans une moindre mesure). 

Les effluviums

Dans les chutes de cheveux, il existe également les effluviums :

Effluvium télogène aigu

Très courant, notamment chez la femme, il se manifeste par une chute plus importante des cheveux sur une période de 3 à 4 mois environ. Il peut être physiologique (effluvium saisonnier, à l’automne surtout) ou pathologique. Dans ce cas, il apparaît souvent après une grossesse, à l’arrêt ou au commencement d’une pilule contraceptive, après une fièvre importante, un choc psychoaffectif... C’est ce qu’on appelle aussi la chute de cheveux réactionnelle.

Effluvium télogène chronique

Il se caractérise par une chute de cheveux plus importante sur une période supérieure à 6 mois. Il peut être dû à des carences (ferritine, Vit D, zinc…), à un dérèglement de la thyroïde, un régime alimentaire mal adapté, etc. Il est couramment idiopathique, c’est-à-dire qu’aucune cause apparente ne l’explique.

Les autres alopécies

Les alopécies sont nombreuses et se classent en deux catégories : les alopécies cicatricielles et non cicatricielles.

Alopécie non cicatricielle

L’alopécie non cicatricielle est une alopécie durant laquelle la pousse des cheveux est inhibée sans qu’il y ait la moindre lésion du cuir chevelu. Selon sa cause, elle peut donc être réversible.


Exemples : Outre l’alopécie androgénétique, la pelade et l’alopécie de traction, on peut compter aussi la teigne et la trichotillomanie.

Alopécie cicatricielle

L’alopécie cicatricielle désigne un groupe de maladies du cuir chevelu causant une chute de cheveux avec destruction des follicules pileux et, par conséquent, une perte définitive des cheveux dans la zone atteinte.


Exemples : Le Lichen Plan pilaire (LPP), l’alopécie frontale fibrosante, le syndrome de Graham-Little, la folliculite décalvante.

Les différentes alopécis

Toutes ces explications nous ont été transmises par La Tresse, à titre informatif. Si tu es personnellement concerné(e) par une chute de cheveux anormale, nous te recommandons de consulter un médecin pour obtenir un diagnostic précis.

CHEVEUX & IDENTITÉ : L’IMPACT PSYCHOLOGIQUE DÉSASTREUX DE L’ALOPÉCIE FÉMININE

Pour nos experts coloristes, l’alopécie féminine n’est pas qu’un phénomène esthétique, c’est une réalité palpable et multidimensionnelle. Dans la discrétion de nos salons, où chaque cliente bénéficie de toute notre attention pendant plusieurs heures, les confidences se révèlent naturellement. L’atmosphère chaleureuse et feutrée, à l’abri des regards, invite à parler des questions intimes, des doutes, des blessures et des espoirs.


Parce qu’être coiffeur, c’est se mettre à la disposition de chaque femme, bien au-delà du diagnostic et des considérations capillaires. C’est se mettre pleinement à l’écoute, et recueillir ce que vivent ces femmes, ressentent, et endurent. C’est comprendre que la perte de cheveux touche l’identité, la féminité et l’estime de soi.

Pourquoi l'impact est-il différent chez la femme ?

La perte de cheveux chez la femme est particulièrement difficile à vivre dans une société où les normes esthétiques pèsent encore lourdement sur le corps féminin. Les cheveux longs restent, dans l’imaginaire collectif, un symbole puissant de féminité et de beauté, hérité de siècles de représentations culturelles.


Lorsque, dans les années 1920, la coupe à la garçonne apparaît comme marqueur d’émancipation des femmes, elle provoque un véritable scandale. Plus récemment, des figures publiques comme Eve Gilles ou Angélique Angarni-Filopon (Miss France) ont été la cible de critiques virulentes et d’harcèlement en raison de leurs cheveux courts. Preuve que la longueur d’une chevelure reste, encore aujourd’hui, chargée de symboles et de jugements.


La symbolique est telle que les cheveux peuvent devenir un acte politique. En septembre 2022, après la mort de Mahsa Amini, des femmes iraniennes ont publiquement coupé leurs cheveux en signe de protestation. Un geste fort, à la fois d’indignation et de résistance, qui montre combien la chevelure touche à la liberté, à l’identité et au pouvoir sur son propre corps.

Illustration de Laura Acquaviva
Illustration de Laura Acquaviva

Le poids psychologique

Le manque de représentation de la diversité des corps, les différentes injonctions et l’absence d’information sur l’alopécie féminine amplifient le choc. Pour de nombreuses femmes victimes d’alopécie, ces moments deviennent profondément déstabilisants, parfois même traumatisants, car ils viennent heurter des repères culturels et intimes profondément ancrés. Elles encaissent alors le coup dans la solitude et le silence, avec un sentiment de honte et une hypervigilance constante face au regard des autres.


Dans nos salons, on observe ces impacts psychologiques au quotidien. Chaque transformation capillaire va bien au-delà de l’esthétique : elle réactive la confiance, redonne une forme de normalité et offre un espace de réassurance.


Quand une femme nous confie qu’elle ne se reconnaît plus, ce n’est jamais qu’une question de cheveux. C’est un signe que son identité et sa perception d’elle-même ont été touchées. Et c’est là que notre rôle prend tout son sens : accompagner, écouter, et permettre de retrouver un peu de soi, de force et de sérénité.

Luna pour l
En octobre 2022, Luna, atteinte d'un cancer du sein, avait demandé à Thomas de colorer ses cheveux en rose avant qu'ils ne tombent à cause de la chimiothérapie.

L'ASSOCIATION LA TRESSE : AGIR CONCRÈTEMENT POUR SOUTENIR LES FEMMES

Ce sont toutes ces considérations qui nous ont amenées à contacter Catherine Tormo, la fondatrice de La Tresse, pour aller un peu plus loin dans l’accompagnement des femmes atteintes d’alopécie.

 

La Tresse est une association à but non lucratif créée en octobre 2020, engagée auprès de ces femmes. Sa mission est claire : accompagner, informer et rendre visible une réalité encore trop souvent minimisée. 

Pourquoi La Tresse ?

👉🏻 L’image des mèches de cheveux entrelacées symbolise l’idée que les expériences et témoignages entremêlés rendent plus solides, plus fortes.

Pourquoi La Tresse ?

👉🏻 L’image des mèches de cheveux entrelacées symbolise l’idée que les expériences et témoignages entremêlés rendent plus solides, plus fortes.

Elle agit d’abord sur le terrain humain. L’accompagnement est au cœur de son action : offrir un espace d’écoute, permettre aux femmes concernées d’échanger entre elles, rompre l’isolement. Quand la perte de cheveux fragilise l’image de soi, trouver un lieu où l’on peut se confier sans se justifier, et se soutenir entre personnes qui se comprennent, fait beaucoup de bien. La Tresse organise ainsi des rencontres dans différentes régions de France et également les “Villages de la Tresse” : des événements qui mêlent conférences, témoignages, ateliers, défilés festifs… pour repartir avec le sourire et un boost de confiance.

La Tresse
Village de La Tresse, Paris 2023.

La Tresse mène aussi un travail essentiel de sensibilisation, sur les réseaux sociaux, dans les salons de coiffure, les écoles, et aussi auprès des professionnels de santé (sur l’impact psychologique d’un tel diagnostic). Ainsi, elle recense des informations fiables sur les différentes formes d’alopécie et leurs traitements, afin de lutter contre la désinformation et les idées reçues. Le manque de connaissance alimente les jugements, et l’éducation est un levier puissant pour faire évoluer les regards.


L’engagement de La Tresse contribue à replacer l’alopécie féminine dans un cadre plus large : celui de la santé, de la dignité et du respect.

LE 8 MARS : UN GESTE SIMPLE, UN IMPACT RÉEL

Si toi aussi tu te sens concerné(e) par l’alopécie et que tu souhaites contribuer au rayonnement de La Tresse, tu peux agir dès aujourd’hui et simplement :

POUR TOUTE COMMANDE PASSÉE SUR L’E-SHOP, 1€ SERA REVERSÉ À LA TRESSE.

Soutenir La Tresse aujourd’hui, Journée internationale des droits des femmes, c’est affirmer que la question de l’image, du corps et de la dignité des femmes mérite une attention réelle. Et c’est cet engagement que l’on voulait prendre.


Bien sûr, le travail de La Tresse ne se limite pas au 8 mars. Tu peux contribuer à l’association à tout moment en y adhérant ou en faisant un don.

La Tresse
Village de La Tresse, Paris 2023.
La Tresse
Village de La Tresse, Lyon 2024.
La Tresse
Rencontre entre membres de l'association, Paris 2025.

Chaque jour, nos coiffeurs travaillent au plus près de l’image que les femmes ont d’elles-mêmes. Ils voient à quel point les cheveux peuvent influencer la confiance, la posture, l’énergie, et sont témoins de l’ampleur du phénomène (la perte de cheveux est LE sujet qui revient le plus souvent). Soutenir une association qui agit auprès de celles qui vivent une perte capillaire importante a donc un sens évident, pour eux comme pour toute l’équipe.

Que ce soit dans nos salons, sur nos réseaux ou sur ce blog, notre travail à tous consiste à accompagner, à écouter, à créer un espace où chaque femme se sent respectée et comprise. On est vraiment heureux de s’associer à La Tresse pour mettre en lumière son engagement et témoigner notre soutien. Un grand merci à Catherine d’avoir accepté ce partenariat !

Adèle Berroche

Adèle Berroche

Responsable SEO & Copywriting.

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